L’activité principale de l’IIRE reste toujours l’organisation de cours de formation pour des participant.e.s désigné.e.s par les organisations partenaires dans divers pays. Participant.e.s et conférenciers venu.e.s du monde entier travaillent collectivement pendant ces formations, acquièrent des connaissances, échangent des idées, des expériences, et développent un cadre commun de solidarité. Dans chaque formation il s’agit de comprendre l’impact du capitalisme mondialisé, l’impact de l’histoire, l’interaction entre les humains et la nature, la situation spécifique des femmes et des peuples opprimés, le rôle des états et des structures existantes, les perspectives et les stratégies pour le changement.
Nous n’avons pas la possibilité d’accepter des inscriptions individuelles, les candidatures doivent être proposées par nos organisations partenaires.
Les formations principales que nous organisons
an overview
· Global Justice School
Next offered: November / December 2011
· Women's Schools
Next offered: to be planned
· Youth Schools
Next offered: August 2011
· Lesbian/Gay/Bisexual/Transgender Strategy Seminars
Nos cours de formations répondent à un besoin réel. Le nombre de nos organisations partenaires augmente et elles envoient à chaque fois et cela depuis plusieurs années, des étudiant.e.s. Ceux-ci forment maintenant un réseau de travail avec l’IIRE qui représente plus que ce que les participant.e.s ont acquis au niveau individuel. Les commentaires enthousiastes des participant.e.s nous encouragent à chaque fois. Pour n’en citer que quelques uns : cette formation n’a pas de prix, nous disait un participant sud-africain ; une personne du Congo disait : « j’ai particulièrement aimé la chaleur militante et internationaliste aussi bien chez les étudiant.e.s que chez le personnel de l’Institut ». Et selon un participant mexicain : « pourquoi ne pas le dire, cela donne du courage. Il est important de réaffirmer qu’on travaille avec des personnes sérieuses et humanistes de partout dans le monde ».
A l’IIRE, les étudiant.e.s ne sont pas là uniquement pour la formation et la discussion, ils cuisinent, mangent, nettoient et se détendent ensemble durant les cours. Pendant une dizaine de jours ou pendant trois semaines, la vie dans un groupe culturellement diversifié, donne chair et âme aux idées de l’internationalisme et de la solidarité. Pour ceux et celles qui n’ont que très peu ou jamais quitté leur pays, c’est une expérience unique. Elle est à l’origine d’amitiés et de liens organisationnels qui perdurent souvent.
Pas de réponses faciles
Dès les premières formations, chaque session s’est conclue par des évaluations collectives, écrites et orales par les participant.e.s, le staff de l’Institut et les conférenciers. Les besoins et les demandes de la part des participant.e.s ont été à l’origine de changements continuels. Le même sujet n’a jamais été traité exactement de la même façon.
Nous ne prétendons pas offrir des réponses toutes faites aux questions auxquelles les participant.e.s sont confronté.e.s. Nous leurs donnons de nouveaux outils pour analyser leur situation et pour agir efficacement grâce à une pensée créative, critique et bien informée. Un de nos buts principaux est en effet d’accroître les capacités autocritiques et d’ouverture aux idées nouvelles. Un autre but consiste en l’encouragement du dialogue au-delà des frontières géographiques, nationales, de genre et de traditions politiques – et aussi au-delà des différentes langues (les cours utilisent l’anglais, le français et/ou le castillan avec traduction simultanée des conférences et des discussions plénières). Dans le processus de formation qui est à l’œuvre, le contact et la confrontation directe entre activistes de pays et de continents différents, avec une culture, des expériences, des capacités différentes, est un élément essentiel. On attache donc beaucoup d’importance aux échanges aussi bien formels qu’informels, au partage des expériences et des différents points de vue.
Nos cours ont réservé, au fils des années, une place plus grande à la lecture et la discussion collective. Les participant.e.s reçoivent du matériel de lecture, des scans sur clé usb et des enregistrements audio. Ils les font souvent circuler très largement lors de leur retour (en particulier dans les pays où ce type de matériel est rarement disponible et les photocopies chères). Ainsi l’expérience de cette formation continue au-delà de la fin des cours. Le matériel de lecture complémentaire alimente la formation et les discussions de différentes façons : il fournit une base théorique et historique ; il inclut des documents de penseurs et de figures historiques importantes ; il présente des analyses concrètes ; il introduit des éléments pour des études plus approfondies.
Former des cadres pour les mouvements
Depuis notre première session de formation en 1982, il y a eu des centaines de participant.e.s de plus de quarante pays et de tous les continents à l’exception de l’Antarctique, qui sont venus en groupes de 15 à 50. Un peu plus de la moitié venaient de pays du tiers monde, la plupart des autres venaient d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et du Japon. Un nombre plus restreint venait d’Europe de l’est.
L’origine sociale des participant.e.s était aussi diversifiée que l’origine géographique. La grande majorité était originaire de milieux populaires, de familles d’instituteurs, de travailleurs, salariés, petits commerçants etc., les autres venaient de milieux intellectuels ou de professions libérales. La plupart avait un diplôme de l’enseignement secondaire. Même sans diplôme universitaire, les participant.e.s avaient des connaissances acquises grâce aux programmes de formation informels et formels de leurs organisations.
A l’exception des séminaires femmes, le taux de participation des femmes dans nos cours et nos séminaires varie entre vingt et trente pourcent. Nous continuons à stimuler activement la participation des femmes et cela avec un certain succès. L’âge des participant.e.s varie entre dix huit et la fin de la quarantaine, avec une moyenne d’âge autour de trente ans. Une minorité importante des participant.e.s sont des permanent.e.s (payés ou volontaires) de syndicats, d’associations ou de partis politiques, d’autres participant.e.s combinent un engagement important avec un travail à temps plein ou à temps partiel.









